Descente de la Ouaième à partir de la tribu de Haut Coulna (Hienghène)

 

Total distance: 16764 m
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Pour cette randonnée, nous avons établi notre « camp de base » chez notre ami Marco, à Ouégoa. Il faudra donc partir à 4 h du matin pour une arrivée vers 7 h 30 à la tribu de Haut Coulna. Nous arrivons au petit jour pour traverser le bac de la Ouaième, avec juste assez de lumière pour photographier les fameuses roches de Hienghène : « la Poule » et le « Sphinx ».

Nous entamons ensuite la longue remontée de la vallée de la Hienghène. La route est en très mauvais état, mais cela nous permet de faire quelques belles photos de la vallée sous la brume matinale. Nous ne découvrirons la tribu de Haut Coulna qu’au dernier moment, car le voile de brume couvre entièrement la vallée de la Ouaième.

Nous retrouvons sur place Maurice, un ami de Marco, qui sera notre guide pour cette traversée. Se joignent également au groupe Carmen et Djovani, deux jeunes de la tribu qui souhaitent découvrir ce sentier avec nous.

Maurice, notre guide.

Nous partons à 7 h 45 pour la descente vers la Ouaième, qui coule un peu plus bas. Nous en profitons pour faire quelques photos de la tribu et surtout pour admirer, au loin, le massif du Mont Panié, avant de traverser une première fois la rivière. Nous resterons sur la rive gauche pendant presque toute la randonnée, à l’exception d’une petite incursion sur la rive droite à peu près à mi-parcours.

Le soleil radieux de cette journée nous permet de profiter d’un spectacle sublime. La rivière se découvre au fil des méandres. La progression sur le premier tiers du parcours est assez facile, car le sentier, encore proche de la tribu, est bien entretenu pour permettre l’accès aux différentes plantations.

Mais très vite, notre vitesse de progression chute, car il faut marcher sur des crêtes rocheuses inclinées. Il nous faut trouver notre équilibre à chaque foulée, en sautant de crête en crête. Avec la fatigue qui s’accumule, ce n’est pas une partie de plaisir !

Pour vraiment apprécier le magnifique paysage, il faut s’arrêter et trouver un endroit presque plat, sinon il faut se caler entre deux plaques de rochers. Chemin faisant, nous découvrons les vestiges de très anciennes tarodières, qui étaient irriguées par les eaux de creeks détournés en amont. Nous verrons également des murs en pierres sèches qui délimitaient autrefois des emplacements de cases.

Côté faune, nous croisons de nombreux cerfs qui, hélas, font de gros dégâts dans cette splendide forêt. Vers le bas de la rivière, un nautou perché au-dessus du sentier restera un bon moment à nous observer avant de prendre son envol.

La petite partie sur la rive droite est un moment de répit, car nous y trouvons un sentier plus marqué et, surtout, nous progressons enfin sur un sol plat ! Maurice nous explique qu’il s’agit d’une ancienne piste créée pour la pose de la ligne à haute tension qui traverse la Nouvelle-Calédonie entre Témala et l’embouchure de la Ouaième, notre destination.

Après environ 1 km, nous retraversons la rivière pour rester sur la rive gauche jusqu’à la fin. Mais les difficultés du terrain ne cessent pas. Il faudra franchir une partie à flanc de falaise — attention, passage très dangereux, car le précipice est impressionnant — puis traverser des zones boueuses ou encombrées par de nombreux bois morts et affronter les fameuses roches inclinées pratiquement jusqu’au dernier hectomètre !

Pour conclure, la beauté de cette randonnée n’a d’égale que sa difficulté. Il nous faudra plus de 10 heures pour arriver au bac de la Ouaième. Marco, qui nous y attend, est prêt à appeler les secours, car nous n’arrivons à la voiture qu’à 18 h 15. Nous n’avons réussi à communiquer par téléphone qu’environ une heure avant notre arrivée.

Un parcours splendide, donc, mais très technique et exigeant, à réserver à des randonneurs aguerris.

Pour info, nous ne sommes arrivés à Ouégoa que vers 20 h !

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